Halte aux envahisseurs !
L'été est là avant l'heure cette année pour notre plus grand plaisir et avec une température qui affiche fièrement 26°c depuis plusieurs jours déjà, voilà les petites bêtes qui reviennent ... celles qui piquent, celles qui nous agacent bref celles qui nous envahissent et qui auraient tôt fait de nous gacher ces belles journées !
Bien sûr nous pourrions bombarder intérieur et extérieur d'insecticides mais on ne rapellera jamais assez que ceux ci sont extrèmement toxiques et qu'ils font des ravages chaque année auprès des populations de batraciens et d'insectes pollinisateurs. Se tartiner produits répulsifs n'est pas non plus sans dangers...
Alors quelles solutions dans ce cas ?
Pour la maison, les moustiquaires sont vos meilleures alliées : pas de produits juste une action mécanique très efficace.
A la chèvrerie et dans les poulaillers, j'opte pour les rouleaux de glue... pas très décoratifs mais terriblement efficaces. Attention cependant de ne pas les mettre trop bas pour ne pas transformer vos animaux en sapin de Noël : notre Bouc des fossés en a fait les frais l'année dernière et il n'a guère apprécié... la glue dans les poils longs.. !
A l'extérieur, les bougies à la citronnelle ne sont que peu efficaces mais vous pouvez planter près de la terrasse lavande, basilic, menthe et géranium.
Au jardin des sources, nous aimons la nature sauvage et nous lui laissons une grande place. A côté des zones plus paysagées nous laissons les plantes autochtones se développer à l'envie et, en disposant des tas de bois ou de pierres, nous acceuillons la faune sauvage très gourmande de bestioles en tout genre. Au jardin, crapauds, grenouilles, lézards, salamandres sont les meilleurs amis de l'homme
Et si vous cherchez l'arme anti bestioles absolue... et bien adoptez un ou deux canards ! Les canards sont en effet d'une efficacité hors pair dans le domaine de la lutte anti insectes nuisibles. Voilà une petite video de nos toutes jeunes canes de Rouen... une qualité de plus pour cet animal qui gagne à être connu pour autre chose que la saveur de sa chair ou de son foie !
canards chassant par jardindessources
Jour funeste chez les canards
Hier en fin d'après midi, de retour à la maison, je vérifie la couveuse. Il y a un mois, nous avions démarré une couvée de 20 oeufs : 6 canards Aylesbury et 14 barbezieux. Les poussins barbezieux ont éclos la semaine dernière sans problème mais comme les canards ont un temps d'incubation supérieur (30jours), nous avions basculé les oeufs de canards dans notre autre couveuse pour la semaine restante car l'hygrométrie à l'éclosion n'est pas la même que pendant l'incubation.
Donc je verifie la couveuse... deux coquilles sont vides mais...un seul caneton ! Je précise que cette autre couveuse est la Covatutto 24, la fameuse couveuse qui nous avait causé bien des déboires en début de saison. La couveuse maudite a encore fait des siennes..., j'ai retrouve le caneton noyé dans le bac à eau... les quatre oeufs restant n'ont pas éclos, les petits étant morts dans l'oeuf...nous nous attendions à ce résultat car il y a quelques jours, la tempértaure avait grimpé en flèche atteignant 39,5° !Un tel résultat est toujours triste et rageant, surtout quand avec du bon matériel, de telles choses ne se produisent pas. En effet aucun problème à signaler avec la R-COM, la couvée est facile et le taux de réussite est très bon.
Il nous reste donc un caneton, adorable ma foi !
Mais malheureusement, la série noire ne s'arrêta pas là...
23H30, l'heure du coucher. Nous entendons un étrange vacarme chez les canards. Nous nous précipitons à la fenêtre mais sans lampe torche difficle d'y voir quelque chose. La nuit est sombre, les canards se remettent en alerte. Mon mari se précipite chercher la torche... le temps de revenir un dernier "quack" arrêté net retentit dans la nuit... puis un silence de mort... Le hallo de lumière de la torche balaye le jardin quand deux gros yeux brillants croisent notre regard... Mon mari part chasser l'assassin... il le poursuit dans le chemin creux menant au bois... c'est un renard, il s'enfuit sans sa proie. La cane est introuvable, il a dû la mettre en lieu sûr pour la récupérer ensuite...c'est une pratique courante chez le renard.
Notre cane a donc rendu son dernier souffle ce jeudi 31 mars. Le renard a pris une nouvelle fois une de nos volailles. C'est le triste prix à payer pour vivre en harmonie avec la nature. Lui fait son boulot de chasseur, c'est peut être une femelle qui nourrit ses petits...et un canard est une proie facile : un peu gauche et peu rapide, sa capture est aisée.
Quoiqu'il en soit c'est à nous de protéger nos bêtes. Chaque animal a une utilité dans l'écosystème et le renard est nécessaire pour réguler les populations de rongeurs par exemple...
Le renard est à l'affût du moindre oubli : nous avions oublié de fermer le poulailler... une erreur qui a couté cher...
Et notre renard est fin gourmet. L'année dernière nous avons perdu 8 poules, toutes des poules de choix, reconnues pour la finesse de leur chair : Le Mans, Crevecoeur et Barbezieux. Le renard choisirait il ses proies ? Il est assez étrange de constater que certaines poules sont là depuis des années (notamment notre première petite poule rousse et une autre pondeuse de race indéterminée) sans avoir été inquiétée... de la même manière, notre poule Padoue, race étrange et un peu à l'ouest, a passé tout l'été dernier en lisière de bois et n'a pas attisé l'appétit du Goupil...
Notre cane nous a laissé tout de même un dizaine d'oeufs qui vont rapidement être mis dans la couveuse - la R-COM bien sûr pas la couveuse assassine ! - Dans un bon mois, de nouveaux canetons viendront, je l'espère, tenir compagnie à saturnin, le petit caneton Aylesbury rescapé.
Cherchez l'intrus !
Poussin Aylesbury d'un jour et poussins Barbezieux d'une semaine
De nouveaux arrivants au Jardin des Sources
Harry, Béatrix et Hermione, trois jeunes canards Aylesbury sont arrivés hier dans notre basse cour, pour le bonheur des enfants
Vous reconnaitrez d'ailleurs Sophie Canétan, célèbre personnage des contes de Béatrix Potter.
Ce canard massif mais élégant est originaire d'Angleterre où il est une figure nationale. Du début du XVIII siècle à la fin du XIX siècle, son élevage était une activité importante de la ville de Aylesbury qui approvisionnait les meilleures tables de Londres
L'élevage était assuré par les femmes et les enfants des familles les plus pauvres et il était courant que les canards soient élevés à l'intérieur des maisons et même gardés au lit pour les tenir bien au chaud.
L'Histoire veut que les bouviers menaient à pieds les canards de Aylesbury jusqu'à Londres (soit environ 64 km). Ils leurs enduisaient les pieds de goudron et de plumes formant ainsi des chaussures de fortune pour les protéger.
Au milieu du XIX ème siècle, son élevage déclina en raison de la fièvre du canard qui décima une partie importante de la population et de l'introduction du canard de Pékin à l'élevage plus aisé.
Aujourd'hui les éleveurs travaillent à conserver les standards de la race devenue rare.
Caractéristiques du Canard Aylesbury :
Corps rectangulaire au port horizontal (sa ligne est parallèle au sol quand il est au repos)
Plumage blanc pur
Oeufs de 80 g environ blanc bleuté
réputé pour l'excellence de sa chair
Mâle : 4 à 5 kg
Femelle : 3,5 à 4 Kg















