Vole vole papillon
Depuis hier, le soleil est enfin revenu après une bien longue période très très humide... qu'il semble bien loin le temps où nous souffrions de la sécheresse !
Pourtant, à y regarder de plus près, le jardin n'est pas tout à fait le même cette année... certains habitants d'ordinaire très nombreux, sont quasiment absents cet été...
Nous avons la chance d'habiter dans un petit coin de Bretagne sans grande culture intensive et donc sans trop de pesticides, les fleurs des champs et les espaces sauvages permettent à la faune de nos campagnes de mener une vie paisible.
L'été, le jardin devient un véritable observatoire naturel et les enfants comptent avec passion les différentes espèces d'insectes qui habitent le jardin. Et à ce petit jeu, les stars du jardin sont sans conteste, les papillons !
Le buddléia, qui porte le doux surnom d'abres aux papillons offre tous les ans un spectacle de toute beauté. Des diziaines de papillons s'y retrouve pour butiner le doux nectar de ses fleurs abondantes...alors quel bonheur de passer sous ses branches provoquant l'envol simultané de dizaines de lépidoptères colorés !
Oui mais voilà, cette année le spectacle est beaucoup plus terne ! Le nombre de papillons est considérablement inférieur... bien sûr on peut encore en observer voletant dans le ciel bleu ou passant de fleurs en fleurs...mais ce n'est toute de même pas la même chose...
Alors, la faute aux trombes d'eau qui ont "grillé" les fleurs ? A moins que ce soit la sécheresse de ce printemps...
Voici un article de maxisciences.com s'interrogeant sur l'impact de la sècheresse sur les papillons
http://www.maxisciences.com/papillon/moins-de-papillons-a-cause-de-la-secheresse_art15380.html
Pour tout savoir sur les papillons, je vous invite à consulter le site de Noe conservation
http://www.noeconservation.org
La petite souris
Cette nuit, pour la première fois dans notre famille, la petite souris est passée... cette petite souris était très attendue, c'est donc avec beaucoup de bienveillance que nous l'avons accueillie !
Pourtant, ce n'était pas chose facile pour elle, car les souris, même si nous ne nous livrons pas à une traque sans relâche, ne sont pas les bienvenues à la maison, ni au poulailler, ni même au potager...
A notre arrivée, les souris dansaient joyeusement dans le grenier et les débarras, faisant fi du grain rouge empoisonné que les anciens propriétaires avaient laissé. Mais chez nous point de poison dans la maison : trop dangereux pour les enfants et les autres animaux.
Nous avons donc adopté Balthazar, un beau chat très bon chasseur mais quelque peu dépassé par la tâche à accomplir. Il reçoit pourtant beaucoup d'aide des animaux sauvages tels que les chouettes ou les couleuvres qui chassent à l'occasion dans le jardin.
Mais Balthazar n'a pas accès au poulailler, vous comprendrez aisément pourquoi (les poussins notamment sont une proie bien facile à chasser...), et les souris se faisaient une joie d'accéder au buffet à volonté que constituait les oeufs et le grain. Non contentes de cette profusion de nourriture, elles avaient également investit la serre et grignotaient nos plus belles tomates... Nous avons donc truffé la serre de pièges à souris !
Dès les premières prises, nous nous sommes demandés que faire de toutes ces souris mortes et nous en avons donné une ou deux aux poules pour voir si elles aimaient ça, après tout les poules ne rechignent pas devant un peu de viande... et elles adorent ça..; à se battre pour savoir qui emporterait le festin !
Nos poules ont alors vite compris ce qu'est une souris et quel met délicieux elle constitue ! Depuis elles sont devenues leur pire cauchemard, encore plus efficace que notre chat : plus une souris ne traine au poulailer et nos poules les chassent même dans le jardin !
Nos colocataires
Pour l'administration fiscale, nous sommes quatre personnes à habiter sous nos toits mais je dois bien le confesser devant vous, nous hébergeons clandestinement des dizaines d'individus... et à en croire le raffut dans le grenier, le nombre d'âmes habitant dans la maison est bien plus important que l'on peut le croire !
Notre maison est une ancienne longère bretonne en granit et les anfractuosités des murs offrent aux lézards et aux oiseau un abri de choix.
Et à en croire les allers et retours incessants de Monsieur et Madame Moineau, la famille s'est récemmennt agrandie .
Le moineau domestique est peut être l'espèce d'oiseaux la plus commune de nos contrées, si commune que ce petit passereau passe quasiment inapperçu. Il se nourrit principalement de graines et de céréales (on le retrouve d'ailleurs très souvent dans le poulailler) mais il se nourrit également de petits insectes et invertébrés qui constituent la plus grande partie du régime des oisillons.
C'est un oiseau grégaire qui perche, mange et niche en groupe : le mur nord de notre maison abrite pas moins de quatre nids et tout autant sur la face sud ! Mais c'est un oiseau monogame qui choisit son partenaire pour la vie (un moineau peut vivre jusqu'à 13 ans).
Ce petit oiseau vit en interaction profonde avec l'homme. C'est un exemple parfait de commensalisme, étymologiquement "compagnon de table", une variante allégée de parasitisme; L'hôte (l'homme) fournit une partie de sa nourriture au commensal (le moineau) sans que celui ci ne lui apporte à première vue de bénéfice. Mais la nature est bien faite, alors il y a des chances que cette interaction serve tout de même à quelque chose... l'homme est peut être trop égocentré pour se dire qu'un si petit oiseau aurait une action positive sur lui...
Ce petit passereau permet en tout cas de limiter la population d'insectes et d'invertébrés comme les mouches, les chenilles ou les pucerons... pour cela nous le remercions !
Une nuit très très chouette !
Lorsque j'habitais en ville, sortir seule la nuit avait quelque chose d'angoissant, le sentiment d'être en danger au moindre coin de rue ne me quittait pas.
Habiter à la campagne m'a réconcilliée avec la nuit, la vraie nuit, sans éclairage public mis à part celui de la lune, sans néons pour éclairer les magasins ou panneaux publicitaires. Aujourd'hui je prends un grand plaisir à sortir la nuit pour profiter du ciel étoilé, observer et écouter la vie nocturne.
Hier soir, comme chaque soir, je vais fermer les poulaillers et sortir les chiennes. Des cris aigus et plaintifs striaient le silence de cette belle nuit. On pouvait identifier deux animaux distincts mais de là à savoir de quel animal il s'agissait...Nous habitons en lisière de bois, la vie nocturne est donc très intense mais, coupés du sens de la vue, il est plus diffcile de savoir à qui on a affaire.
Je vais donc chercher la lampe de poche pour percer le secret de cette mystérieuse présence. Je balaie du faisceau lumineux les arbres d'où sembait venir ce bruit étrange. Et je la vois, la dame blanche...impossible de se tromper, avec sa face et son poitrail blanc, il n'y a aucun doute possible : c'est une chouette effraie, ou plutôt trois qui s'appellent d'une branche à l'autre du grand châtaignier. Une grande conversation qui dura une bonne demi heure, jusqu'à ce que l'une d'elle s'envole silencieusement.
La chouette effraie est très commune en France, elle chasse la nuit dans les champs et les prairies. Au menu de ce rapace nocturne, on trouve des petits rongeurs, des petits oiseaux, des chauves-souris, des reptiles ou parfois des gros insectes. Sa population tend toutefois à diminuer pour de multiples raisons : trafic routier, diparition des prairies et des haies boisées, pesticides, ... La chouette effraie est une espèce protégée sur tout le territoire français depuis 1976.
Malheureusement, je n'avais plus de batteries dans mon appareil photo, je ne peux donc pas vous faire partager ce spectacle singulier.
Cette photo provient du site FAAXAAL qui offre des contenus gratuits et libres de droits pour vos sites.
Je partage cependant ce lien d'un site anglophone très bien fait qui vous permettra d'identifier quelles chouettes et quels hiboux nichent près de chez vous :
http://www.owlpages.com/owls.php?location=Europe
J'ai donc pu identifier grâce à ce site trois espèces nocturnes vivant à proximité de la maison :
Des chouettes effraie... au moins trois d'après ma rencontre nocturne d'hier
Des chouettes hulottes
Des chouettes chevêche
pour en savoir plus sur la chouette chevêche, je vous invite à decouvrir noctua, un site très instuctif pour la protection de la chouette chevêche : http://www.noctua.org/
Des nouvelles du petit oiseau
Notre petit oiseau se porte comme un charme , les becquées sont maintenant moins fréquentes mais bien plus conséquentes. Il est à présent presque entièrement emplumé et depuis une semaine nous planchons sur internet et dans nos livres pour identifier à quelle espèce il appartient.
Nous pensons qu'il s'agit d'un petit bruant... mais lequel ?
Il existe 6 espèces de bruants en france, le bruant proyer est le plus commun, on le trouve principalement en plaine, c'est un oiseau peu farouche qui se nourrit de graminées et de larves. Les jeunes sont nourris quasi exclusivement de petits insectes et autres bestioles apportés par leurs parents. Notre petit oiseau lui ressemble beaucoup avec son bec conique assez fort et sa robe brune ressemblant à une petit alouette.
Mais mon p'tit canard de trois ans aimerait beaucoup qu'il s'agisse d'un bruant zizi ... c'est quand même bien plus rigolo comme nom d'oiseau !
petit Bruant rescapé par jardindessources
Il a quitté la couveuse maintenant et agite beaucoup ses ailes... il s'entraine à voler
La prochaine étape sera la remise en liberté
vous trouverez de nombreuses infos sur les oiseaux de France et d'ailleurs sur ce site :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/france.html
Petit oisillon tombé du nid
Ce mercredi, tandis que j'allais nourrir les cochons, je découvre au sol deux petits oisillons à peine emplumés. L'un d'eux est mort, l'autre à l'air en forme, il ouvre grand le bec en me voyant.
Me voilà transportée dans mon enfance... maintes et maintes fois j'ai essayé de sauver ces petits oisillons fragiles tombés de leur nid mais malheureusement sans succès...
Premier reflexe, je regarde d'où ces petits peuvent venir mais aucun arbre à l'aplomb de leur chute... je ne peux donc pas remettre le survivant à ses parents. Les petits ne sont pas encore emplumés... aucune chance qu'il soient tombés lors de leur premier envol... Je ramène donc le petit rescapé à la maison pour tenter de lui offrir uine petite chance de survivre.
C'est ma poulette qui s'occupe du petit rescapé avec tout l'enthousiasme et la fierté de ses six ans. Elle gardait précieusement depuis l'année dernière un nid tombé par terre dans le jardin... il sera parfait pour rassurer l'oisillon. Nous le plaçons dans la couveuse pour le maintenir à une température idéale entre 30 et 34°C.
Reste maintenant la question de l'alimentation...
L'oisillon n'ayant pas de plumes, difficile de deviner de quelle espèce il s'agit... Mais il est tout petit, alors, à défaut de mieux, nous avons parié sur un régime insectivore sachant que la plupart des petites espèces de nos campagnes se nourissent de larves et d'insectes.
Il se trouve que vous avons des vers de farine à disposition (les poussins raffolent de ces bestioles !)... voilà une nourriture toute trouvée. Ma poulette s'affaire à la becquée toute les demi-heures... et le petit est en pleine forme !
Voilà 3 jours que notre petit pensionnaire est l'objet de toutes les attentions et il est très vigoureux...
Petit oisillon attendant la becquée
De bons conseils à suivre si vous trouvez un oisillon tombé du nid :
http://www.lpo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=518&Itemid=103
http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/conseil_art16_4.htm
Les visiteurs du jardin
Pas besoin de partir en safari en Afrique ou de rester branché sur National Geographic pour observer une nature sauvage et splendide ! Il ne faut parfois qu'un regard attentif pour découvrir les animaux sauvages qui nous entourent.
Ce magnifique week-end de Pâques a été riche en belles rencontres...
Une couleuvre à collier est venue se chauffer au soleil sur le tas de bois. Inoffenssive pour l'homme, elle se nourrit principalement de grenouilles, de crapauds ou de petits poissons. Elle n'en est pas moins impressionante : la taille du mâle varie de 50 à 70 cm quant à cellle de la femelle peut atteindre 180 cm. Notre couleuvre faisait à vue de nez 1m...
Couleuvre à collier
Deux lézards verts habitent près du tas de compost de notre potager. Ce lézard aux couleurs magnifiques hiberne d'octobre à avril. Il se nourrit d'araignées, d'insectes divers et de larves; il est donc un allié de choix au jardin. Mais attention, il faut le laisser tranquille car sa morsure peut être très douloureuse ! On touche donc avec les yeux pour cohabiter en harmonie.
Les soirées sont également très animées au jardin. Hier soir, en allant fermer les poulaillers, j'ai rencontré pas moins de quatre crapauds, des petits et des gros... signe que la saison de reproduction a sûrement commencé !
Crapaud commun
Prédateurs...
Avec les beaux jours qui reviennent, la nature se réveille...
En optant pour l'élevage des volailles en liberté, vous offrez à vos poules le bonheur de courrir, gouter à l'herbe fraiche, gratouiller dans les feuilles...mais le danger rôde et peut surgir de jour comme de nuit au détour d'une haie ou d'un talus...
Ces dernières années, nous avons payé de lourds tributs aux prédateurs de nos campagnes : jeunes oie, jeunes poulets et poulettes, poules et même coq : les pertes ont été nombreuses.
Aussi nos volailles sont depuis cette année en liberté "surveillée" : nos différents parquets sortent à tour de rôle et toutes les volailles sont rentrées pour passer la nuit en sécurité.
Mais voilà, ce week-end, voyant que nos canards apprécient les sorties au crépuscule, nous les avons laissé goûter aux plaisir de la liberté totale... 6H00 du matin levé matinal pour une fois, nos trois canards étaient toujours là... 8H30, je fais mon tour quotidien : grains aux poules, foins aux chèvres, bouillie aux cochons...une cane a disparu ! Elle s'est littéralement volatilisée ... l'oeuvre du renard sans aucun doute !
Nous ne lui en voulons pas...c'est la loi de la nature...surtout en cette période où les mises bas approchent... c'est à nous d'être plus vigilants.
Cette photo provient du site FAAXAAL qui offre des contenus gratuits et libres de droits pour vos sites.
Mais le renard a bon dos...
Il a deux ans, notre Padoue a vu jour après jour la totalité de sa couvée disparaitre. Le coupable...le renard sans aucun doute ! Un matin de bonne heure, m'en allant pour la traite de mes chèvres, j'entends un raffu incroyable près du poulailler. J'accourre, bâton à la main... feu mon coq Ernest, un très beau coq Marans noir cuivré se bat avec...un gros chat noir du voisinnage
Le coupable s'était donc lui !!
Ces prédateurs qui rôdent pour dévorer nos volailles...
Le renard : il est le plus redouté des éleveurs et c'est aussi celui qui est le plus souvent accusé... à tort parfois
Le renard roux est l'espèce de renard la plus répandue en Europe. C'est un mammifère carnivore d'un mètre de long environ et de 5 à 6 kg. Avec son pelage roux, son museau pointu, ses oreilles droites et sa queue touffue, il est facilement reconnaissable et c'est surement l'animal sauvage de nos campagnes le plus connu des petits et des grands . Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit principalement de campagnols, de lapins mais aussi de fruits et de graines.
Le renard est considéré comme un nuisible mais il s'avère toutefois bien utile car il consomme entre 5000 et 10000 rongeurs par an !
La fouine :
La fouine a su s'adapter à de nombreux environnements : on la rencontre dans les prairies, les coteaux rocailleux, les bois de feuillus et leurs lisières. Elle s'abrite dans les arbres creux, les tas de pierres ou de bois mais également dans les granges ou les greniers.
Même si elle peut occasionnellement s'attaquer à des lapins ou des poules, une bonne part de son alimentation est constituée par les petits mammifères tels que les rats, les souris, les campagnols, les mulots ou les musaraignes. La fouine apprécie également les vers de terre et les fruits. Mais elle raffole des œufs...c'est ce qu'elle prendra de préférence en rentrant dans le poulailler... Mais les poules vont alors paniquer, déclenchant l'instinct de prédation de l'animal et la poussant à tuer ses proies jusqu'à ce que plus rien ne bouge...laissant éventuellement pour seules survivantes, les poules qui, par instinct de survie seront restées immobiles.
La martre : nous sommes situés dans un environnement boisé, et il n'est pas rare de croiser le chemin de la martre . Cet animal élégant au pelage chocolat, pouvant mesurer jusqu'à 56 cm est discret et préfère s'abriter dans d'anciens nids d'écureuil ou des troncs d'arbres creux plutôt que dans les granges ou les greniers. Comme sa cousine la fouine, celle-ci est plutôt nocturne mais il n'est pas rare que les mères et les jeunes se déplacent le jour à la belle saison. Le régime alimentaire de la martre est constitué de rongeurs, passereaux, insectes et fruits. Elle aime aussi beaucoup les oeufs.
Comme le renard, fouines et martres sont donc particulièrement utiles dans la gestion des rongeurs qui peuvent venir dévaster votre jardin et votre potager !
Pour cohabiter en bonne harmonie, il convient donc d'avoir un poulailler en dur et sécurisé sans ouverture vers l'extérieur
Les rapaces : buses et éperviers sont de redoutables chasseurs, ils fondent sur leur proies en un clin d'oeil. Ils ne s'attaquent pas aux poules mais les poussins sont une cible facile et démunie. Sauf être présent à ce moment, le rapt de l'épervier passera inapperçu car il ne leur faut qu'une fraction de seconde pour opérer. Ainsi, sauvé par la volière du poulailler qui le tenait prisonnier, un passereau a failli en faire la douloureuse expérience ce samedi, échappant de peu aux serres de l'épervier qui n'avait pas vu le filet...une attaque éclair qui, cette fois, n'a pas été couronnée de succès.
Pour cette raison, les jeunes doivent impérativement être protégés. Car s'ils échappent aux attaques de l'épervier, ils peuvent subir celles des pies ou des corbeaux moins rapides mais pas moins cruelles...
Les chiens et les chats : vos animaux domestiques connaissent bien souvent vos autres animaux et ne chassent pas ceux qui vivent sur votre territoire... Bien souvent ce sont les chats et les chiens du voisinnage qui viennent chasser sur vos terres.
Il semble pour notre part, que nous ayions perdus bien plus de volailles par leurs méfaits que par le prélèvement naturel des animaux sauvages qui ne font que subvenir à leurs besoins.

























