Pour l'administration fiscale, nous sommes quatre personnes à habiter sous nos toits mais je dois bien le confesser devant vous, nous hébergeons clandestinement des dizaines d'individus... et à en croire le raffut dans le grenier, le nombre d'âmes habitant dans la maison est bien plus important que l'on peut le croire !

Notre maison est une ancienne longère bretonne en granit et les anfractuosités des murs offrent aux lézards et aux oiseau un abri de choix.

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Et à en croire les allers et retours incessants de Monsieur et Madame Moineau, la famille s'est récemmennt agrandie .

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Le moineau domestique est peut être l'espèce d'oiseaux la plus commune de nos contrées, si commune que ce petit passereau passe quasiment inapperçu. Il se nourrit principalement de graines et de céréales (on le retrouve d'ailleurs très souvent dans le poulailler) mais il se nourrit également de petits insectes et invertébrés qui constituent la plus grande partie du régime des oisillons.

C'est un oiseau grégaire qui perche, mange et niche en groupe : le mur nord de notre maison abrite pas moins de quatre nids et tout autant sur la face sud ! Mais c'est un oiseau monogame qui choisit son partenaire pour la vie (un moineau peut vivre jusqu'à 13 ans).

Ce petit oiseau vit en interaction profonde avec l'homme.  C'est un exemple parfait de commensalisme, étymologiquement "compagnon de table", une variante allégée de parasitisme; L'hôte (l'homme) fournit une partie de sa nourriture au commensal (le moineau) sans que celui ci ne lui apporte à première vue de bénéfice. Mais la nature est bien faite, alors il y a des chances que cette interaction serve tout de même à quelque chose... l'homme est peut être trop égocentré pour se dire qu'un si petit oiseau aurait une action positive sur lui...

Ce petit passereau permet en tout cas de limiter la population d'insectes et d'invertébrés comme les mouches, les chenilles ou les pucerons... pour cela nous le remercions !

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