Hier en fin d'après midi, de retour à la maison, je vérifie la couveuse. Il y a un mois, nous avions démarré une couvée de 20 oeufs : 6 canards Aylesbury et 14 barbezieux. Les poussins barbezieux ont éclos la semaine dernière sans problème mais comme les canards ont un temps d'incubation supérieur (30jours), nous avions basculé les oeufs de canards dans notre autre couveuse pour la semaine restante car l'hygrométrie à l'éclosion n'est pas la même que pendant l'incubation. 

Donc je verifie la couveuse... deux coquilles sont vides mais...un seul caneton ! Je précise que cette autre couveuse est la Covatutto 24, la fameuse couveuse qui nous avait causé bien des déboires en début de saison. La couveuse maudite a encore fait des siennes..., j'ai retrouve le caneton noyé dans le bac à eau... les quatre oeufs restant n'ont pas éclos, les petits étant morts dans l'oeuf...nous nous attendions à ce résultat car il y a quelques jours, la tempértaure avait grimpé en flèche atteignant 39,5° !Un tel résultat est toujours triste et rageant, surtout quand avec du bon matériel, de telles choses ne se produisent pas. En effet aucun problème à signaler avec la R-COM, la couvée est facile et le taux de réussite est très bon.

Il nous reste donc un caneton, adorable ma foi !

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Mais malheureusement, la série noire ne s'arrêta pas là...

23H30, l'heure du coucher. Nous entendons un étrange vacarme chez les canards. Nous nous précipitons à la fenêtre mais sans lampe torche difficle d'y voir quelque chose. La nuit est sombre, les canards se remettent en alerte. Mon mari se précipite chercher la torche... le temps de revenir un dernier "quack" arrêté net retentit dans la nuit... puis un silence de mort... Le hallo de lumière de la torche balaye le jardin quand deux gros yeux brillants croisent notre regard... Mon mari part chasser l'assassin... il le poursuit dans le chemin creux menant au bois... c'est un renard, il s'enfuit sans sa proie. La cane est introuvable, il a dû la mettre en lieu sûr pour la récupérer ensuite...c'est une pratique courante chez le renard.

Notre cane  a donc rendu son dernier souffle ce jeudi 31 mars. Le renard a pris une nouvelle fois une de nos volailles.  C'est le triste prix à payer pour vivre en harmonie avec la nature. Lui fait son boulot de chasseur, c'est peut être une femelle qui nourrit ses petits...et un canard est une proie facile : un peu gauche et peu rapide, sa capture est aisée.

DSC06644scène de crime

Quoiqu'il en soit c'est à nous de protéger nos bêtes. Chaque animal a une utilité dans l'écosystème et le renard est nécessaire pour réguler les populations de rongeurs par exemple...

Le renard est à l'affût du moindre oubli : nous avions oublié de fermer le poulailler... une erreur qui a couté cher...

Et notre renard est fin gourmet. L'année dernière nous avons perdu 8 poules, toutes des poules de choix, reconnues pour la finesse de leur chair : Le Mans, Crevecoeur et Barbezieux.  Le renard choisirait il ses proies ? Il est assez étrange de constater que certaines poules sont là depuis des années (notamment notre première petite poule rousse et  une autre pondeuse de race indéterminée) sans avoir été inquiétée... de la même manière, notre poule Padoue, race étrange et un peu à l'ouest, a passé tout l'été dernier en lisière de bois et n'a pas attisé l'appétit du Goupil...

Notre cane nous a laissé tout de même un dizaine d'oeufs qui vont rapidement être mis dans la couveuse - la R-COM bien sûr pas la couveuse assassine ! - Dans un bon mois, de nouveaux canetons viendront, je l'espère, tenir compagnie à saturnin, le petit caneton Aylesbury rescapé.

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Cherchez l'intrus !

Poussin Aylesbury d'un jour et poussins Barbezieux d'une semaine