Espiègleries de chevrette
Depuis le week-end dernier, nous avons la chance d'avoir des journées ensoleillées et des températures relativement douces l'après midi : les conditions idéales pour Neige, petite chevrette naine née le 26 décembre dernier, qui a grand besoin de se dépenser !
Les chevreaux sont vites autonomes, ils tiennent sur leurs pattes dès la naissance et peuvent cabrioler avec une étonnante vivacité dès leurs premiers jours de vie.
Le jeu est un besoin vital du petit chevreau. Un chevreau qui ne joue pas est un chevreau en mauvaise santé et un comportement trop calme doit immédiatement nous alerter.
Après les cabrioles vient toujours le temps de la tétée :
L'alimentation du chevreau
Tous nos chevreaux sont nourris par leur mère, ce qui ne les empêche pas de commencer à mâchouiller brins d'herbes ou de foin dès leur première semaine de vie.
Pendant plusieurs mois, la chèvre va subvenir à l'essentiel des besoins de son petit. On entend souvent qu'un chevreau doit être sevré dès 2 mois mais ce délai me semble bien précoce. Aussi, si vous souhaitez acquérir une chèvre prenez plutôt un animal de plus de 3 mois, il n'en sera qu'en meilleure santé.
Le sevrage naturel est en effet plus tardif, il est décidé le plus souvent par la mère, qui, petit à petit, commence à refuser les tétées à ses petits, au grand dame de ceux-ci. Un chevreau seul est souvent allaité plus longtemps, nous avons eu des chevrettes naines ou des agnelles qui tétaient encore leurs mères à 5 ou 6 mois. Bien entendu à cet âge les jeunes mangent également comme des grands mais ils trouvent chaleur et réconfort en venant téter leur maman.
A noter : un sevrage trop brutal peut générer un stress important chez le chevreau et le rendre particulièrement sensible aux parasites (coccidies notamment). Il est donc important, dans la mesure du possible, de respecter le développement et le rythme naturel du chevreau et de sa mère.
Une couvée miraculée
Mercredi 15 décembre, j'ai trouvé, bien caché, un nid de poules d'une vingtaine d'oeufs dont un tout chaud venant d'être pondu.
Ne connaissant pas la date de ponte, nous ne souhaitions pas les manger, aussi nous décidions de les mettre à couver. Couveuse en marche, à température...l'aventure commence, rendez vous dans 21 jours.
4 jours plus tard, nous mirons les oeufs...14 ont commencé leur développement. Voilà qui est plutôt encourageant pour des oeufs qui, pourtant, ont été mis à rude épreuve : les températures au moment de la ponte étant descendues très bas...
Le matin suivant le réveillon du nouvel an, il est 11heures, je vérifie que tout va bien et... malheur, à moins d'une semaine de l'éclosion, les oeufs sont froids ! La couveuse (une covatutto24, pour ne pas la citer) a lâché depuis une durée indéterminée... nous décidons de vérifier en sacrifiant un oeuf : le poussin est mort, un deuxième... même résultat... un troisième...il est (était :-( ) vivant ! Fichu pour fichu, nous bidouillons la couveuse, le ventilo repart, et la température remonte...il ne reste que quelques jours à attendre.
Le 6 janvier, quelques pioupious se font entendre de l'un des oeufs, l'un des poussins éclos : c'est un Janzé apparemment et c'est un rescapé !
En l'absence d'autres signes de vie, nous arrêtons la maudite couveuse et commençons à sortir les oeufs... et miracle... six autres poussins commencent à se faire entendre et à casser leur coquille ! Couveuse rebranchée, nous attendons les naissances.
Finalement, six poussins sont encore vivants... une couvée pleine de rebondissement et un taux de réussite bien supérieur à celui que nous aurions pu prédire suite à la panne de couveuse !

poussin Barbezieux de face, poussin Janzé de dos
Incubation artificielle : quelques bases à connaitre.
La durée d'incubation est de 21 jours en moyenne, de 19 à 23 jours suivant la taille des oeufs et leur "âge" : les plus petits et plus "frais" pourront éclore dès 19 ou 20 jours.
La couveuse doit être à température avant d'y placer les oeufs. Ceux ci auront de préférence moins de 10 jours pour un résultat optimal. Avant d'être mis à couver, vous aurez pris soin de les conserver à une température de 15° environ en les retournant chaque jour. Cela dit, l'embryon est plus résistant qu'il n'y parait. Les oeufs que nous avions mis à couver étaient dans une cabane sans chauffage et il avait fait très froid les jours précédents. Pourtant avant l'accident de couveuse le développement des embryons était correct. A savoir, l'embryon meurt à -2°C, l'excès de chaleur en revanche est néfaste car l'embryon peut commencer son développement à partir de 27° C.
La température intérieure de la couveuse doit être comprise entre 37,7 et 38,7° . Attention à ne jamais dépasser les 39° qui seraient fatals aux embryons. En revanche, une baisse de température peut ne pas poser de problème de développement comme a pu nous le montrer l'aventure de notre dernière couvée.
La ventilation n'est pas à négliger car l'oeuf et l'embryon est en constante interaction avec son milieu pour oxygéner le poussin et les échanges gazeux sont primordiaux pour le bon développement de la chambre à air qui jouera un rôle essentiel lors de l'éclosion, permettant au poussin de respirer et de découper la coquille.
Le taux d'humidité oscillera pendant ces 21 jours entre 45 à 60% au moment de l'éclosion. Il est important d'avoir une bonne hygrométrie au moment de l'éclosion car un air trop sec, dessèche la membrane intérieure de l'oeuf, qui vient se coller au poussin, l'empêchant alors de sortir...alors que celui ci était en parfaite santé ! Ainsi, quand les oeufs sont près à éclore (et pas avant ! une bonne aération est suffisante), remplissez le bac d'eau de votre couveuse avec de l'eau tiède à température de la couveuse et ajoutez une éponge largement imbibée et ...surtout résistez à la tentation d'ouvrir trop souvent la couveuse pour vérifier l'avancement des opérations.
Le retour du mâle
Après un mois de "vacances", notre bouc des Fossés est de retour à la maison. Prêté à un autre élevage, il était parti faire son office auprès de cinq femelles pour leur assurer une belle descendance pour le printemps prochain.
Après une première phase d'euphorie où tout notre petit monde était content de se retrouver, les jeux de pouvoir sont entrés en scène. Notre mâle a repris ses marques sur ses femelles, pourtant toutes en gestation.
Depuis le début de la saison des amours, notre bouc des Fossés était devenu le mâle dominant du troupeau, détrônant notre bouc nain chef des lieux depuis toujours. Depuis un mois, notre Martin avait repris son titre, retrouvant sa place de choix au râtelier et dans la cabane...il n'était donc pas prêt à perdre de nouveau son statut !
Le combat s'est donc très vite engagé ...sous le regard désabusé de ces dames...qui ne s'etonnent plus des démonstrations de force de leurs mâles.
A ce jour pas de gagnant, pas de perdant, ce n'est donc que partie remise pour déterminer le chef du clan. La période de reproduction étant terminée, cette situation peut ne pas évoluer. Nos deux mâles s'entendent d'ordinaire très bien et il ne sont pas particulièrement dominants ou bagarreurs.
Les combats entre mâles sont impressionnants et fréquents, tout est prétexte pour se confronter: pour des femelles, pour la place de chef ou tout simplement pour se distraire ou décharger un trop plein d'énergie. Chez nous, ils se finissent toujours bien. Cependant, à la saison des amours, les choses sont souvent plus violentes, il faut parfois séparer les mâles pour retrouver la tranquillité...et panser les plaies.
bouc des fossés vs bouc nain
envoyé par jardindessources. - Regardez des vidéos d'animaux mignons.
Un petit air de Pâques
Nos jeunes poulettes de Janzé et de Barbezieux ont commencé à pondre depuis quelques temps et c'est un peu la chasse aux oeufs tous les jours ! Dans le foin, à coté du pondoir, dans la haie... l'inspiration ne leur manque pas pour trouver LA place idéale...
Des signes qui ne trompent pas :
Votre poulette de 4 à 5 mois, d'ordinaire calme et paisible, cherche, tourne et s'active avec frénésie et fait de drôles de bruits. Elle passe son temps à rentrer et sortir du poulailler, puis elle se pose pendant un long moment... les premières fois sans forcément pondre. Signe plus physiologique : sa crête a grossi et elle ne piaule plus comme un poussin mais caquette comme une grande.
Félicitations ! Votre poulette grandit et va pondre ses tous premiers oeufs !
La prochaine fois, se déroulera de la même façon mais retentiront de fiers cot cot cot codec : ça y est elle a pondu !
Cette première année de ponte sera la plus productive. Ensuite la quantité d'oeufs va diminuer et leur taille augmentera. Les poules de Janzé et de Barbezieux sont de très bonnes pondeuses qui pondent environ 200 oeufs par an : de gros oeufs blancs pour les Barbezieux et des oeufs moyens crème clair pour les Janzé.
Questions de pondoirs
Prévoyant ce moment où vous pourrez enfin déguster les oeufs frais de vos poules, vous avez pris soin de leur aménager un pondoir, l'élément indispensable à tout bon poulailler.
Il devra être confortable (la ponte peut prendre une heure voire plus selon les poules) garni de paille, de foin ou de copeaux de bois, dans un endroit calme et intime, plutôt dans l'obscurité.
Mais ne soyez pas désemparé si votre poulette ne choisit pas le nid douillet que vous lui avez préparé : certaines poules ont leurs idées bien à elles et elles refuseront chaque fois l'endroit que vous leur avez choisi !
C'est là que débute la chasse aux oeufs quotidienne pour le bonheur des petits et des grands enfants que nous sommes !
Un petit bonheur tout simple qui donne toute sa saveur aux oeufs du jardin...
Repas de Fêtes !
L'hiver, les papilles de nos animaux ne sont pas à la fête.
Après le printemps, temps de l'herbe tendre et des jeunes pousses d'arbres, vient l'été qui renouvelle chaque jour de nouveaux festins faits d'herbes fraiches et de fleurs aux sucs capiteux. Le début de l'automne est quand à lui marqué par l'abondance : pommes, glands et châtaignes à profusion alors que l'herbe est toujours là en quantité... de quoi faire des réserves pour les temps difficiles !
L'hiver est plus morose et les repas de nos herbivores sont constitués en quasi exclusivité de foin...un peu sec sous la dent ! Sauf en cas de grands froids, exceptionnels en Bretagne, nos animaux ne reçoivent pas de complément journalier de grains sous peine de les voir (et surtout de les entendre ;-) ) devenir des enfants capricieux.
Pour les poules, les choses sont plus linéaires : elles reçoivent toute l'année un mélange de céréales (blé et maïs) et ont accès à un grand espace herbeux de quoi trouver aisément quelque chose à se mettre sous le bec. Elles s'aventurent aussi dans les talus et les sous bois qui regorgent d'insectes en toutes saisons ! Dans notre petit élevage, elles bénéficient aussi toute l'année de nos restes de repas : une manière écologique de réduire notre production de déchets ménagers !
Aujourd'hui cependant c'est jour de fête et chacun aura donc droit à à repas copieux et ... goûteux :
Les poules et coqs ont, comme souvent, été les mieux loties et se sont jetées sur les restes du repas de réveillon. A elles restes de crustacés, brioches, purée et bûche aux framboises... dans une orgiaque mixture !
Chèvres, moutons et poney ont quand à eux eu le droit à des pommes, des carottes, du pain sec et de la salade .
Pour tous donc le plein de vitamines et d'énergie de quoi attaquer cette année 2011 en pleine forme !






















